L’affaire des manuscrits coréens

Dans un communiqué diffusé à Paris, Lang a rappelé avoir suggéré en 1993 à François Mitterrand “d’assurer la restitution sous une forme juridique appropriée de ces archives à la Corée”.

“Lors d’un voyage officiel dans ce pays, François Mitterrand avait remis un premier volume de ces documents. La remise de l’ensemble des archives n’a pas été effectuée par les gouvernements ultérieurs. Les Coréens considèrent toujours que ces archives appartiennent à leur patrimoine culturel”, a ajouté l’ancien ministre.

Ces archives avaient été prises lors d’ une opération par des marins français à la fin du XIXè siècle.
A titre “personnel”, Jack Lang a jugé qu’il serait “normal de la part de la France que les engagements pris par François Mitterrand soient tenus”. Pour lui, “la restitution sous la forme d’un dépôt à long terme serait un acte de réparation historique vis à vis de la Corée” et “constituerait aussi un geste inappréciable d’amitié qui irait droit au coeur du peuple coréen”.
Un «habillage juridique» visant à contourner le principe «d’inaliénabilité» du patrimoine de la BNF et qui avait été soufflé à l’époque à l’oreille du président par son ministre de la Culture, un certain… Jack Lang. Paris était alors en lice pour vendre son TGV et prêt à faire un geste pour gagner les faveurs d’un dragon asiatique en pleine croissance. François Mitterrand avait même apporté dans ses bagages le premier des 297 ouvrages convoités.

Jeudi 3 septembre 2009